Samedi dernier et chaque jour de cette semaine passée, Meghan Markle a occupée mon esprit.
J’ai eu l’immense plaisir de passer ces derniers jours à regarder et discuter cette série de 6 épisodes avec ma plus ancienne amie, Amber. Et je suis tellement reconnaissante d’avoir eu cette expérience à ses côtés, malgré les centaines de kilomètres nous séparant.
On a mit nos téléphones sur trépied et on a regardé en simultané chaque épisode (en anglais ou français) en nous mettant en mode silencieux. Pour voir nos réactions et faire nos comptes rendu ensuite.
Entre les idées ou valeurs communes que l’on ne partage pas forcément entre nous, je me demande si ce n’était pas aussi l’intention de Meghan et Harry en créant ce documentaire.
I/ En ayant Liz Garbus réalisant les épisodes.
Avec une collaboration d’Erica Sashin pour réaliser le grand final, Liz Garbus apporte une autre facette de cette histoire que le monde essaye de raconter, sans avoir une véritable connaissance du couple et des êtres qui leur sont chers.
Dans une histoire incroyablement bien construite et comme jamais auparavant, un groupe de personnes de confiance aborde la réalité de leur vie criblée de parts et autres par la population.
Elles nous apportent un peu de paix dans ces temps exaspérants avec de très belles images et puis nous immergent dans une vie sous les projecteurs, émotionnellement exténuante. À la recherche de cet équilibre de vie et pouvoir gérer cette image publique en cohésion avec leur travail.
II/ Ils ont ouvert la discussion de perspectives en partageant leur opinions.
Meghan Markle exprime avec sagesse que pour pouvoir vivre en paix, elle avait besoin de parler d’abord de sa vérité.
Avec un épouvantable aperçu d’une opinion publique les poursuivant pendant des années des manières les plus abjects qui soient, le documentaire partage l’encre versée et l’amassement de la tonne de clics sur Internet d’un point du vue libéré expliquant leur revers de la médaille.
En partageant avec nous des moments sacrés de leur intimité, ils se sont courageusement exposé en respectant leurs limites, mettant les points sur les I à toute cette fanfare.
III/ Tout en menant la barque avec grâce, dignité et classe.
Tout au long des épisodes, chaque petit hommage à notre chère et tendre Princesse Diana s’est fait ressentir comme un câlin durant un chagrin.
Je me souviens de ma mère pleurant quand sa mort nous a été rapporté. Grandissant de ce qui me semblait loin de la réalité du Royaume-Uni, mon savoir concernant les britanniques a toujours commencé par le deuil de la femme qui a gagné le cœur de millions de personnes en étant elle-même.
Suivant le chemin de son emblématique belle-mère, Meghan aborde cathartiquement le sujet de la mixité, explique qu’elle souhaite juste récupérer sa voix, son pouvoir et finalement se retrouver elle-même.
IV/ Ils partagent les séquelles mentales et physique de leur santé.
Alors que la semaine passe, et que ma certitude que nous sommes plusieurs centaines de milliers à suivre en parcimonie et aimer le travail d’activisme de Meghan (que je considère une manière saine d’apprécier le travail d’un autre être humain), saisir la quantité de danger qu’il ont du subir et avec lequel ils doivent encore exister me choque à un point que je ne peux pas tout à fait encore définir.
Avec la réalisation qu’ils allaient devoir faire d’importants sacrifices dans le but de prendre soin d’eux et de donner une meilleure vie à leur enfants, ils parlent de leur tourmente avec une candeur admirable.
V/ Pour rappeler l’aspect humain.
Judicieusement montrant que la perception des gens est si facilement influençable et bombardé de fausses informations, où les ragots et concours de popularité ne tarissent jamais et où la plupart des actualités sont conduit par les sottises, la manipulation et le manque de respect, se préoccupant plus de l’image que de la personne dont ils parlent.
En tant que collectivité qui représente l’humanité, peut-être que nous devrions faire quelques pas en arrière (je l’ai sûrement fait moi-même en écrivant cet article) pour réaliser l’énorme effet qu’une exposition à une incessante création de contenus nous désensibilise. Que le but de l’indignation est d’oublier l’être humain, ses émotions et faire de l’insignifiance, un danger. Et que nous sommes meilleures que ça.
Dans une série qui nous laisse apprécier la transparence de certains moments les plus purs de leurs vies, partageant des larmes avec eux, pour eux et pour la mère d’Harry.
Amber et moi étions capable de mieux les comprendre, d’avoir plus de compassion pour la réalité de leur vie, celle dans laquelle ils existent.
Je trouve du réconfort dans l’idée qu’avec un peu de chance, Meghan et sa famille pourront avoir un peu de paix après toute cette transition. Où ils pourront renforcer leur relation qui semble avoir commencé au fin fond des tranchées, dès que le publique s’en est mêlé. Et qu’ils puissent créer de nouvelles énergies et de la place pour ceux qui leur sont chers.
Parce que par dessus tout, son amour vaincra.