Je me persuade à croire que, quand les gens ont peur, ils ne sont pas vraiment eux-mêmes.
Comment expliquer ou sinon qu’ils sacrifient les autres juste pour sauver leur propre peau ? Ou qu’ils tombent dans l’extrême, crachant sur ceux qui ne leurs ont clairement rien fait juste parce qu’ils ont besoin de se défouler sur quelqu’un ?
C’est facile de se laisser emporter par l’ambiance générale. Le véritable courage réside dans ceux qui arrivent à dépasser cette insécurité et aider ceux qu’ils peuvent.
Comme le personnel médical, les ambulanciers, les pompiers, les policiers, les personnes en première ligne de front, les chauffeurs de transports en commun, les gens s’occupant de nos commerces sans oublier ceux qui s’occupent de l’hygiène générale de notre population, dite civilisée. Bah oui, vous avez pensé aux ramasseurs de poubelles, à ceux qui s’occupent du traitement sanitaire de nos maisons ? Et les postiers ? Tous ceux qui sont là pour nous sauver la vie ou nous la rendre plus facile.
Merci à vous. Grâce à vous, notre environnement ne se transforme pas en bidonville ou résidence abandonnée.
Alors oui, on est en période de crise sanitaire, et on n’était pas préparé. Mais on apprend encore et toujours de nos erreurs et on avance. On survivra ça aussi. On surmontra cette épreuve grâce à vous et en attendant, tout ce qu’on peut faire depuis chez nous, c’est protéger les autres en ne les mettant pas en danger, en aidant qui on peut aider et en envoyant nos prières et ondes positives à qui nous pouvons atteindre.
Parce qu’en des moments sombres comme celui-ci, il est important qu’on puisse toujours faire brûler la torche nous guidant tous vers la lumière.
Comme Jake Kelly qui a fait partager une publication sur Facebook par exemple.
Apparemment, le “Corona Virus” a été créé par les femmes ! “Hé bien oui, vous croyiez que nous n’allions pas nous en rendre compte ? Pensez-y les gars.
Pas de Sports. Pas de bars ouverts. 14 jours de quarantaine (pour qu’on s’attèle enfin aux travaux de la maison). Des symptômes similaires à la grippe… Elles savent que c’est notre kryptonite !
Et ! Elles ont eu l’audace de nommer ce virus comme la délicieuse bière !”
ça m’a fait bien rigoler. Certaines personnes arrivent à mesurer leur degré d’humour à la perfection. En étant divertissant pour tout le monde et en n’offensant personne. à ce niveau, je vous jure que c’est vraiment un art. Pour mes amis et moi, on y travaille encore.
Ma meilleure amie m’a demandé, la dernière fois, lors du dernier essayage de robe de demoiselle d’honneur pour le mariage de ma soeur, si c’était une si bonne idée de m’impliquer autant avec Nguyen.
– C’est vrai quoi ! Les docteurs, c’est bien utile, mais ponctuellement seulement ! Tu es en bonne santé, tu te fais un examen tous les ans et là, effectivement, avec la pandémie… Ils nous sont très utiles, d’accord. Mais le reste du temps ? Moi, je veux m’engager pour toute la vie avec un gars utile dans le quotidien ! Ton Nguyen là, il fait le ménage ? La cuisine ?
– Pas besoin, intervient ma soeur. Il a la tune pour ça. Tu engages quelqu’un et adieu les tâches ménagères ! Tu peux juste profiter de la vie !
– Oui, mais est-ce qu’elle veut un mec qui lui tend des billets pour régler le problème, ou est-ce qu’elle veut un homme qui sache prendre soin d’elle ? Dans les tout petits détails de la vie.
– Elle, elle est là, merci bien.
Ces deux-là. Je vous jure. On est très proche. Trop proche. Tellement proche qu’on s’empiète dans la vie de chacune à essayer de contrôler nos vies, à toutes. à un moment donné, ça va vraiment être malsain, je vous le garantis moi.
Mais bon. Elles n’ont pas vraiment tort.
C’est vrai quoi, j’ai beau me rassurer en me disant que c’est parce qu’on est en situation de crise que j’ai emménagé avec lui.
Je ne crois pas à la cohabitation d’un couple avant le mariage. C’est pour ça que je n’ai déballé aucune de mes affaires. Mes trois valises et moi, on reste près de la porte d’entrée, prêtes à détaler si besoin est.
Apparemment, ça surprend monsieur Nguyen.
Je vous dit ça parce que, quand il rentre ce soir et se pose sur le bar de la cuisine, au lieu de me déshabiller du regard parce que je suis en train de lui cuisiner une soupe tonkinoise en déshabillé comme promis, il fixe mes valises à la porte d’entrée.
Il laisse de côté sa bière d’Hanoï et déplace mes bagages vers sa table basse.
Je fais rondir encore plus mes yeux quand, sans hésiter, il commence à ouvrir mes valises, prendre mes affaires et les ranger un peu partout dans les espaces libres de sa maison. Ok.
Quand, avant le couché, je vais pour me brosser les dents et que, mes produits de beauté ont envahi sa salle de bain, je comprends vraiment le message.
Il me veut ici, chez lui, chez moi. Chez nous du coup.
Et ça, c’est la plus grande première de tous les temps. J’hallucine.
Ce mec en fait, il m’aime vraiment.
à suivre…